Le tÉlÉchargement va-t-il tuer l’industrie du X?
Vidéo Ce ne sont pas les majors, mais d’abord les petits producteurs qui pâtissent du téléchargement de films. Plus encore les réalisateurs X, qui voient leurs films envoyés en un clic sur Pornotube. Alors qu’on a appris hier que la Commission européenne a jugé excessif le projet de loi « Création et Internet » qui passe en janvier devant les députés, la Ministre de la culture répond à StreetReporters, qui a aussi interrogé réalisateurs et acteurs X. Notre street enquête sur l’exception cul-turelle.|
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Pour eux, le téléchargement, c’est vraiment chaud. StreetReporters n’a pas choisi de s’intéresser au petit monde du film X par hasard. Car en même temps que les Majors remuent ciel et terre contre le P2P, que Pascal Nègre, le Pdg d’Universal Music France, s’en prend tous les jours sur les plateaux télé aux internautes qui téléchargent, toutes les grosses productions continuent à engranger des bénéfices. Mais pas les petits producteurs du X, ni les hardeurs. Sur les bandes de leur modèle économique passé (tourner des films puis les vendre, à la télé, en DVD, en payant sur le net), ont d’abord déboulé les réseaux d’échange de fichiers peer-to-peer : Napster (1999) Emule (2002), puis les torrents (bit-torrent, mininova), réservés aux utilisateurs avertis. Désormais, le porno gratuit a pignon sur rue, sans qu’on ait besoin de télécharger quoi que ce soit. Car un an après la création de Youtube et Dailymotion, débarquent mi-2006 Pornotube et Youporn. La diffusion de films X mis en ligne par des internautes sur les sites de partage vidéo de cet acabit a pris une envergure significative sur le marché : Depuis octobre 2007, Youporn attire plus de visiteurs que la plateforme Dailymotion. La fin du porno de qualité ? « C’est vrai que pour de la consommation rapide, on se met sur Youporn », confirme à StreetReporters le réalisateur Fabien Lafait, qui a à son actif plus de 500 films X. Lui qui a récemment tourné le célèbre Bienvenue chez les chtites coquines craint qu’il n’y ait « bientôt plus place à la création dans l’industrie du X». « Tant qu’il y aura ce genre de choses, le métier va mourir », affirme de son côté le hardeur Sébastien Barrio. « Si les autorités trouvent une autre solution, peut-être qu’on arrivera à survivre, mais sinon ça va être dur ». Dure, la vie de hardeur, si bien que Sébastien Barrio confesse « faire plein d’autres choses : du cinéma, du théâtre… » Ouf ! Le législateur n’est pas resté les bras croisés. Le 30 octobre dernier, les sénateurs, votent à une large majorité (seul le PCF s’abstient) le projet de loi « Création et Internet », aka loi Hadopi. L’objectif de ce texte, inspiré du rapport Olivennes : Développer la vente de films et de musique en ligne, avec la vidéo à la demande ou des services de pay per view proposés par les fournisseurs d’accès à internet (qui voient ainsi une manière de développer le revenu moyen qu’ils tirent d’un abonné). Le moyen : punir les internautes qui consomment des contenus hors des offres légales, en brandissant la menace d’une coupure de la connexion internet. Coupure. « C’est une loi équilibrée, entre le développement de l’offre légale et celui de messages pédagogiques pour que les jeunes notamment comprennent qu’il y a des conséquences très graves à télécharger », explique Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la communication, à StreetReporters (voir vidéo). Certes, mais la commission européenne a jugé pour sa part (dans un document rendu public jeudi par La Tribune) que la coupure de connexion internet serait disproportionnée, parce qu'elle « pourrait porter atteinte à [la] capacité d'accéder à des services (...) essentiels ». Et de proposer de « restreindre la connexion à du bas débit ». Ce qui n’est pas de l’avis du conseiller juridique de Christine Albanel, qui assure au journal Le Monde que « la coupure totale n'est pas disproportionnée compte tenu du caractère modéré de la sanction et des avertissements préalables ». Pétage de câble. Protéger la création, l’exception culturelle, et défendre les artistes sont les leitmotivs de la loi Hadopi. Sauf que quand le député Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, présente cette semaine un amendement pour taxer les sites de partage vidéo comme Dailymotion, pour financer « le développement de la production culturelle », il propose finalement que les vidéos privées, des particuliers, financent les grosses productions. On est loin du compte. Et on voit déjà le contrôleur des impôts réclamer le paiement de la taxe à Youtube (Californie) ou BlogTV (Tel-Aviv). Ou comment favoriser le développement des médias numériques français (et le chef de l’Etat de lancer en grande pompe le plan France Numérique 2012) en commençant parc ponctionner les pépites du web francophones…
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En partenariat avec Entrevue.fr
«C’est vrai que pour de la consommation rapide, on se met sur Youporn»
Christine Albanel: «C’est une loi équilibrée»
Depuis octobre 2007, Youporn attire plus de visiteurs que la plateforme Dailymotion
On imagine déjà le contrôleur des impôts réclamer le paiement de la taxe à Youtube (Californie) ou BlogTV (Tel-Aviv)
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Jacques Torrance, David Carrel, Sarah Bennabou






19.12.2008 / 03h13
Aline
Le prix du porno
Pour répondre à bob.
Les porno sur le net sont à 2 euros en général.
Par le payement téléphone, 1 euros pour la boite de télécommunication, 70 cents pour le diffuseur et 30 cents pour le producteur, les acteurs, les techniciens.
Quelques exemples de diffuseurs sur cette page
http://www.latelierweb.com/idees-coquines/videomenu/fVid.htm
bob
le spécialiste
les films en VOD comme sur canal play par exemple coutent 2 fois plus chere qu'un film classique: film classique = 3 à 4€ et un film porno = 6€.
qu'ils revoient leur tarifs hun!! et "les chites coquines" c'est pas de la création c'est du mauvais plagia...depuis les années 90 y a plus rien.
ils devraient faire des sites privées à un prix avantageux, ils auront un gros publique donc beaucoup plus de revenue, se financer autrement.
le porno attire beaucoup d'internautes, ils devraient etre les premiers a en profiter. (plus les prix sont bas , plus y aura d'internautes)(faciliter l'axcé, par des prix bas et beaucoup de contenu, on paye bien pour les Meetik et autres sites de rencontre, alors ses stars préféré en illimité pourquoi pas!!??!!
18.12.2008 / 12h10
bob
le spécialiste
les films en VOD comme sur canal play par exemple coutent 2 fois plus chere qu'un film classique: film classique = 3 à 4€ et un film porno = 6€.
qu'ils revoient leur tarifs hun!! et "les chites coquines" c'est pas de la création c'est du mauvais plagia...depuis les années 90 y a plus rien.
ils devraient faire des sites privées à un prix avantageux, ils auront un gros publique donc beaucoup plus de revenue, se financer autrement.
le porno attire beaucoup d'internautes, ils devraient etre les premiers a en profiter. (plus les prix sont bas , plus y aura d'internautes)(faciliter l'axcé, par des prix bas et beaucoup de contenu, on paye bien pour les Meetik et autres sites de rencontre, alors ses stars préféré en illimité pourquoi pas!!??!!
17.12.2008 / 18h59
Yoko
Visiteur
Notre époque propose de la merde, vend de la merde; maintenant les gens ont inviscéré cette merde et ses réflexes et peuvent produire leur propre porno qu'ils balancent sur youporn. Tant mieux pour eux : en un sens, c'est ca la véritable révolution ! La il y'a un progrès et tout finit par tomber sous le sens. Je n'irai jamais pleurer sur les hardeurs, ce sont des dépravés et c'est le juste retour des choses que leur modèle économique se casse la gueule. Je vous le dis, le retour à un minimu d'ordre moral est proche, et cela va tous nous faire beaucoup de bien.
30.11.2008 / 21h16
Avec toute la thune qu'ils se font dans le domaine du porno (j'en ai fait, j'en suis sorti), ne tentez pas n'importe quoi, il suffit de voir les chiffres actuels, qui sont loin d'être dans le rouge, keep cool.
"Les analystes spécialistes du commerce sur l’Internet estiment qu’un site pornographique peut gagner entre 10 000 et 15 000 dollars chaque jour. Certains des plus anciens sites ont des revenus de presque 2 millions de dollars par mois[16].
Les internautes ont dépensé près de 1 milliard de dollars pour accéder à des sites pornographiques en 1998. "
30.11.2008 / 16h13
Tieuh
Bien joué
Très bon reportage que je vais faire tourner :)
30.11.2008 / 14h07
leon
DRAMATIQUE ! ;)
c'est clair , l'industrie du porno est INDISPENSABLE !!! AHAHAH
De toute façon jamais TOUS les prducteurs ne disparaitront. Seulement le surpulu et les plus mauvais ! les meilleurs restreront toujours.
29.11.2008 / 01h36
julo95
il est bon, lui si on l'emmerde trop avec le téléchargement il va faire du cinéma !! demain, il va écrire des livres fo ps le faire chier
28.11.2008 / 22h05
Oliver > visiteur
Crise ou pas, le téléchargement existera
A mon avis, la crise n'a pas grand chose à voir la dedans, car qu'elle soit là ou pas, les gens téléchargeront toujours. Je pense pas que le gens honnêtes ont commencés à télécharger à cause de la crise, mais je n'ai pas de chiffres à l'appui.
28.11.2008 / 18h16
putain j'ai de la peine por eux. Ne faites plus de reportages angoissants comme ça, la crise, c terrible
28.11.2008 / 12h57
ils font rien pour aider l'industrie du disque, tupeux t'accrocher avant qu'ils bougent pour les porno stars