22.12.2007
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«VOILA LA SOCIETE D'AUJOURD'HUI»

Minitel rose et prostitution dans le même sac ? Street s'invite à la conférence de presse d'une association anti-prostitution qui mélange tout.

Jeudi - Paris. Le but annoncé des Equipes d'Action contre le proxénétisme, c'est la prohibition pure et simple de la prostitution. Son président est un ancien haut magistrat, Jean-Pierre Cochard, président de chambre honoraire à la Cour de Cassation.
«Dire qu'une personne majeure qui se prostitue est dans son droit est une imposture. C'est nous soumettre, malgré notre souveraineté, au droit européen».
On comprend vite que la « conférence de presse sur la prostitution et le proxénétisme » à laquelle StreetReporters s'est invité dans la fameuse Grand chambre de la Cour de Cassation est un rendez-vous un peu loufoque. Vous avez dit « ringard » ?

Jean-Pierre Cochard garde la parole à la tribune pendant plus d'une heure. Son combat contre le proxénétisme laisse vite place à une dénonciation tout azimuts de la pornographie : le minitel rose, les sex shops, et bien sûr internet : « Le racolage par la publicité pornographique et le racolage d'internet… Nous sommes chaque jour agressés par la publicité pornographique. Ils nous attaquent chez nous », explique le magistrat honoraire dans les locaux très majestueux de la Cour de Cassation, en s'en prenant au « racolage pornographique » qui lui arrive par…fax !
A écouter M. Cochard, le racolage semble plus l'énerver pour lui-même que la mission qu'il est censé mener auprès des prostituées.
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«Non, je ne suis pas ringard.»
C'est un fait, l'association qui prend la parole aujourd'hui, reconnue d'utilité publique, se démarque de la plupart des associations d'aide au prostituées. Comme nous l'explique Aude Gazet Talvande, il sagit, «non pas d'aider les prostituées, mais les faire sortir de la prostitution».
Ainsi en 2002, une élue verte au Conseil de Paris, Anne le Strat, marque ses réserves quant à l'attribution par la ville d'une subvention de fonctionnement à l'EACP et exprime ses « interrogations sur la réalité et le sens des actions » de l'association.
Et l'élue de noter que le site de l'association est plus prolixe quant « aux rencontres effectuées par son président » que par une explication des actions concrètes qu'elle mène à l'époque.
L'association dispose aujourd'hui d'un numéro Sos Prostitution (01.42.72.71.10), aussi bien habilité à recevoir des appels de prostituées que des coups de fils pour signaler des réseaux de prostitution et de proxénétisme.
«La loi sur le racolage de Sarkozy va dans le bon sens.»
Sujet: Jacques Torrance et Johan Weisz

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