20.05.2008
Derniers commentaires : 20.05.2008 / 11h13 Jerome Arnould, participant aux deux derniers match... voir

la boxe fait son cirque

9h. Photos Quand une street reporter (on a bien dit une, ce n'est pas une faute de frappe) découvre la boxe.

boxe asloum olivier

Jeudi soir, au Cirque d'hiver : ma première expérience de boxe, pour ne pas dire plus globalement de sport de combat. J'arrive avec ma valise de clichés et d'aprioris, que je ne tarde pas à laisser à l'entrée bien qu'ayant franchi une foule très masculine, gonflée à la testostérone.
 
Très vite, dans ce chapiteau féerique, à des années lumière des salles d'entraînement imaginaires froides et sentant la sueur, je reste bouche bée devant ce ring planté au milieu d'une salle feutrée, capitonnée d'étoffes rouges vifs. Comment peut on se battre dans une atmosphère si douillette?
 
20h : le show commence. Le tout Canal + est là, le show biz aussi. Dans les tribunes, je croise Brahim Assloum of course et Mahyar Monshipour (je reconnaîs son visage, on me souffle son nom). Mais aussi, Stomy Bugsy et pas mal de rugbymen professionnels…
 
Les interventions des présentateurs se calent au gré des impératifs techniques de Canal. On assiste à un show de pom-pom girls puis on chante à tue-tête la Marseillaise. Je me demande ce que je fais là, dans cette assemblée de mâles, j'angoisse à l'idée de ces corps et de ces gueules endommagés qui ne devraient pas tarder…mais, honnêtement, je reste curieuse.

20h15 : premier combat. Mon voisin (passionné de boxe) m'explique les coups, les règles et l'esprit  (mais surtout on ne parle pas de match !), d'ailleurs, c'est quoi la boxe anglaise ?
Sur Internet j'avais trouvé une définition du genre : « un sport de combat dans lequel deux adversaires, de poids similaires, se rencontrent sur un ring, munis de gants afin de limiter le risque de coupure, et s'échangent des coups de poings, portés au visage et au buste. Le combat est divisé en intervalles de temps, les rounds, séparés par une minute de repos annoncés par une cloche».

Pas si simple, quand tu te mets à la place de l'outsider, qui monte sur le ring, alors qu'en face, l'adversaire a un parcours de 13 victoires dont 10 KO et aucune défaite ! Tu sais déjà que ça va être dur, très dur. Mais les combattants visiblement donnent tout.

Et puis, les matchs s'enchaînent. Je suis impressionnée par l'engagement tandis que les arbitres plaisantent avec les photographes. L'ambiance sur le ring tranche avec la cordialité et la distance apparente des organisateurs.
 
21h30: les deux matchs phares des quarts de finale du Grand Tournoi commencent. Les corps musclés et secs se suivent sans se ressembler, ces hommes de force et de corpulence égales s'affrontent avec respect. Il y a du sang certes : mon acolyte photographe de Street, ressort avec des tâches d'hémoglobine sur sa chemise et son appareil. Ben oui, c'est ça d'être trop prêt du ring ;o).
 
Les coups  et le jeu de déplacement ressemblent à un ballet, pas vraiment classique, mais harmonieux. Il faut être puissant, rapide, sec, tonique, avoir un mental d'acier. Et tout se finit par une accolade.
 
22h15 :
fin des combats officiels, puis 2 combats de professionnels en mal de notoriété. Je décide de rester. Curieusement j'en veux encore ! Après quelques coups et un K.O, la soirée se termine. Heureuse d'avoir assisté à ces combats, une expérience qui en appelle d'autres. Quelle surprise!!

Prochaine séance le 7 juin avec les poids lourds. J'y retourne !

Elsa Simon et Olivier Robin

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20.05.2008 / 11h13


oui mais

Jerome Arnould, participant aux deux derniers matchs, a déjà disputé un championnat du Monde !!


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